Aide-mémoire Unix : Commandes de base


Table des matières de chapitre

  1. Liste des commandes et correspondances Unix - VMS - DOS
  2. Répertoires (directoires)
  3. Visualisation de fichiers
  4. Manipulation de fichiers, occupation disque
  5. Comparaisons, recherches, tris
  6. Impression, formatage
  7. Compression et autres transformation de fichiers
  8. Processus, jobs et traitement "batch"
  9. Usage des périphériques de stockage (disquettes, cassettes, CD-ROM...)
  10. Messagerie et communication inter-utilisateurs
  11. Autres outils de communication
  12. Commandes diverses
  13. Redirection et tube
  14. Variables


Note : Unix comporte plus de 200 commandes ! Seules les commandes les plus importantes pour l'utilisateur courant sont décrites ici. De même, nous ne décrivons pour celles-ci que les options présentant le plus d'intérêt. Pour davantage de détails, il est vivement conseillé de consulter le "manuel" Unix (frapper : "man commande").


1. Liste des commandes et correspondances Unix - VMS - DOS


Commande                     UNIX             VAX/VMS            MS-DOS
********                     ****             *******            ******

Début et fin de session, mot de passe

Fichier prologue utilisateur .cshrc           login.com          autoexec.bat
Changer mot de passe         passwd           set password       -
Fin de session               exit, logout     logout             -

Outils d'aide et d'information

Aide en ligne                man, apropos     help               help
Documentation complète       AnswerBook(Sun)  BookReader         <F1> dans DOS-Shell
News                         rn, tin          news               Trumpet

Rappel et édition des commandes, alias

Rappel des commandes         history          recall/all         -
Alias (symbole)              alias nom cmd    nom :== cmd        -

Répertoires (directoires)

Afficher contenu répertoire  ls               directory          dir, tree
Changer répertoire courant   cd               set default        cd, chdir
Nom répertoire courant       pwd              show default
Créer répertoire             mkdir            create/directory   mkdir, md
Détruire répertoire          rmdir, rm -r     delete             rmdir, rd

Visualisation/édition de fichiers

Affichage contenu du fichier cat              type               type
                             more             type/page          more
Concaténation de fichiers    cat f1 f2 > f3   copy f1,f2 f3
Affichage octal/hexadéc.     od               dump
Edition                      vi, emacs        edt, lse           edit/edlin

Manipulation de fichiers, occupation disque

Copie d'un fichier           cp               copy               copy, xcopy
Renommer/déplacer fichier    mv               rename             ren, rename
Détruire fichier             rm               delete             del, erase
Changer protection fichier   chmod            set file/prot      attrib
Protection par défaut        umask            set prot/default   -
Changer appartenance fichier chown, chgrp     set file/owner     -
Recherche fichier            find             directory          -
Place disque utilisateur     du               dir/size=all       -
Espace disque                df, fsck         show dev           chkdsk

Comparaisons, recherches, tris

Comparaison de 2 fichiers    diff, cmp        difference         comp
Recherche chaîne dans fich.  grep, egrep      search             find
Tri contenu d'un fichier     sort             sort               sort

Impression, formatage

Impression                   lpr, lp          print              print, lpr
Etat queue d'impression      lpq, lpstat      show queue         lpq
Avorter impression           lprm, cancel     delete/entry       lprm

Processus, jobs et traitement "batch"

Liste des processus          ps               show sys,sh proc   -
Destruction processus        kill             stop/id            -
Changement priorité process  nice, renice     set process/prio   -
Soumission différée job      at, bg           submit             -
Commande en arrière-plan     commande &       spawn/nowait       -
Liste jobs courants          jobs             show queue/batch   -
                                              show process/sub   -
Avorter job courant          <ctrl-C>         <ctrl-Y>           <ctrl-C>

Usage des périphériques de stockage (disquettes, cassettes, CD-ROM...)

Ecriture sur bande/cassette  tar, cpio, dump  backup, copy       backup, restore

Messagerie et communication inter-utilisateurs

Messagerie                   mail, pine       mail               Eudora...
Communication interactive    talk, irc, write phone              -
Affichage liste utilisateurs rusers, finger   show user/node     -
Transfert de fichiers        ftp,ftptool, rcp ftp, copy          ftp
Remote session               rlogin, telnet   set host, telnet   telnet
Sortie sur port série        tip              set host/dte

Commandes diverses

Affichage date et heure      date             show time          date, time
Affichage liste utilisateurs who, w, users    show user          -
Affichage à l'écran          echo             write sys$output   echo
Effectue pause               sleep            wait               -
Settings terminal            stty, tset       set terminal       mode
Ressources autorisées        limit            show process/all   -
Usage mémoire                vmstat           show memory        mem
Usage réseau                 netstat          show network       -

Redirection et tube

Redirection                  >                /OUTPUT=           >
                             <                /INPUT=            <
Tube                         |                (fich. interm.)    |

Variables

Var. locales: définition     set var=val      var := val         set
 "      "   : effacement     unset var        var = ""
 "      "   : liste          set              show symbol
Var. d'environ.: déf.        setenv VAR val   define LOG val     -
 "      "      : effac.      unsetenv VAR     deassign LOG       -
 "      "      : liste       printenv         show logical       -
 "      "      : déf.                         :==                -
Path:                        setenv PATH      set command        PATH=

Shell-scripts

Exécution script (procédure) source fichier   @fichier{.com}     fichier{.bat}
Commentaire                  #comment        !comment            REM comment

Éditeurs

Éditeurs                     vi, emacs        edt, lse           edlin
Créer fichier au vol         cat > fichier    create fichier     -

Compilateurs

Compilation Pascal           pc               pascal             ...
     "      Fortran          f77              fortran            ...
     "      C                cc, gcc          cc                 ...
Édition de lien              pc, f77, cc, ld  link               ...
Gestion librairies           ar, ranlib       library            ...
Exécution programme          program          run program{.exe}  program{.exe}
Debugger                     dbx, dbxtool     debug              ...


2. Répertoires (directoires)

ls {fichier(s)}
ls {path(s)}
Liste le contenu du répertoire courant {ou le(s) fichier(s) ou répertoire(s) spécifiés} [list files]
-a = tous les fichiers, y compris hidden-files (fichiers dont le nom commence par ".")
-F = identifie les fichiers en ajoutant "/" aux noms de dir., "*" aux exécutables, "@" aux liens symboliques
-l = listage long : droits d'accès (voir commande chmod), liens, propriétaire, taille [bytes], date et heure de modification
-lu = comme -l mais indique date/heure de dernier accès (au lieu de modification)
-t = listage trié en fonction de la date de modification
-g = indique le groupe auquel le fichier est rattaché
-R = liste en parcourant récursivement tous les sous-répertoires
-1 = listage à raison d' 1 seul fichier par ligne
-i = indique No de i-node
-b = affiche les car. non imprimables de noms de fichier en octal
-ld répertoire(s) = affiche informations sur répertoire(s) spécifié(s) (et non pas sur leur contenu)
Exemple de sortie de la commande "ls" :
    [123]dupond@dgrsun15:/USERS/dupond> ls -lgF
    total 184
    -rwxr-x--x    1   dupond  cy_1_2   188416    Jun  9 13:35  prog*
    -rwxr-x--x    1   dupond  cy_1_2      436    Jun  9 13:29  prog.p
    drwxr-xr-x    6   dupond  cy_1_2      512    Jun  5 10:24  projet1/
    -rw-rw-r--    1   dupond  cy_1_2       61    Jun  6 17:54  tata
    lrwxrwxrwx    1   dupond  cy_1_2        7    Jun  7 17:53  titi -> tata

    <-------->   <->  <---->  <---->   <---->    <---------->  <-------->
    Permissions   Nb.  User   Group    Taille     Date/heure    Nom de
   (tuuugggooo)  liens                 (bytes)    dern.modif.   fichier

    t(ype)= -(fichier ordin.)  u(ser) = droit accès à l'égard utilisateur
          = d(irectoire)       g(roup)=   "     "   "    "    groupe
          = l(ien symbolique)  o(ther)=   "     "   "    "    des autres

cd {répertoire}
Change de répertoire courant [change directory]. Si on ne donne pas de paramètre, renvoie dans le répertoire principal de l'utilisateur (home)
cd -
Revient dans répertoire précédent (commande valable uniquement sous le T-shell)
pwd
Affiche sur sortie standard le chemin d'accès (path absolu) du répertoire courant [path of working directory]
mkdir répertoire(s)
Crée répertoire(s) de nom(s) spécifié(s) [make directory]
-p = crée les répertoires parents s'ils n'existent pas encore (ex: "mkdir -p tata/titi" crée sous-répertoire "tata" puis crée "titi" dans "tata")
rmdir répertoire(s)
Détruit le(s) répertoire(s) spécifié(s) (dont le contenu doit avoir préalablement été détruit) [remove directory]. Voir aussi la commande "rm -r" pour détruire répertoire non vide


3. Visualisation de fichiers

more {fichier(s)}
Affichage contrôlé de l'entrée standard ou du contenu du(des) fichier(s) texte spécifiés. (La commande System V plus ou moins équivalente est pg).
Avancement dans le fichier contrôlé par les commandes :
<SPACE> = page suivante
{n}<CR> = ligne suivante {ou n-ème ligne suivante}
{n}b = page précédente {ou n-ème page précédente}
' = revient au début du fichier
/chaîne = cherche la chaîne de caractère spécifiée (en fait "expression régulière")
n = cherche la prochaine occurence de cette chaîne
= = affiche No de ligne courante
. = répète la dernière commande
v = entre dans l'éditeur vi et se positionne sur la ligne courante
:n = passe au fichier suivant
:p = revient au fichier précédent
!commande = exécute commande Unix
q = termine affichage (sortie de more)
? ou h = aide en ligne sur l'utilitaire more

cat fichier(s)
Ecrit contenu de(s) fichier(s) sur sortie standard
-n = numérote les lignes
-v = remplace caractères de contrôle (non imprimables) par notation "^x" (voir aussi commande "od -c")
cat fichier1 fichier2 fichier3 > fichierf
Concatène fichiers 1, 2 et 3 dans fichierf [catenate]
cat > fichier
Création d'un fichier par introduction de données au clavier. Terminer avec <CR> et <ctrl-D>

head {-n} fichier(s)
Ecrit les 10 {ou n} premières lignes de(s) fichier(s) sur sortie standard
tail {-n} fichier(s)
Ecrit les 10 {ou n} dernières lignes de(s) fichier(s) sur sortie standard
+n = à partir de la n-ème ligne jusqu'à la fin du fichier
Exemple : "head -10 fichier | tail -4" : affiche fichier de la 7e à la 10e ligne

od {fichier} {offset}
Affiche sur sortie standard fichier binaire à partir du début {ou depuis offset spécifié} [octal dump]. Voir aussi commande "cat -v".
Quelques type d'affichage possibles (on peut les combiner) :
-b = affiche bytes en octal
-c = affiche bytes en ASCII
-o = affiche mots de 16 bits en octal (défaut)
-x = affiche mots de 16 bits en hexa.
-O = affiche mots de 32 bits en octal
-X = affiche mots de 32 bits en hexa.
Syntaxe de l'offset :
offset = en octal
offset. = en décimal
offsetb = en blocs 512 bytes
strings {fichier}
Recherche dans fichier objet ou binaire les chaînes de caractères imprimables


4. Manipulation de fichiers, occupation disque

Copie, déplacement, destruction

cp {-ip} fich_source fich_dest
Copie fichier source sur fichier destination [copy]
-i = demande confirmation avant d'écraser destination (option activée par défaut en ENAC-SSIE)
-p = préserve date de modification et protection sur fichier destination
cp {-ip} fichier(s) répertoire
Copie fichier(s) dans répertoire
cp {-rip} rép_source rép_dest
Copie répertoire source dans répertoire destination
-r = copie également récursivement tous les sous-répertoires éventuels

mv {-i} fich_source fich_dest
Renomme fichier
-i = demande confirmation avant d'écraser destination (option activée par défaut en ENAC-SSIE)
mv {-i} fichier(s) répertoire
Déplace fichier(s) dans répertoire [move]
mv {-i} rép_source rép_dest
Renomme répertoire ou le déplace dans autre répertoire

rm {-i} fichier(s)
Détruit fichier(s) [remove]. Avec -i, demande confirmation à l'utilisateur (option activée par défaut en ENAC-SSIE).
Note : "rm *" détruira tous les fichiers ne commençant pas par ".". Pour encore détruire tous les "hidden-files" du dir. courant, faire "rm .??*" ou "rm .[!.]*" , mais pas "rm .*"
rm -r{i} répertoire
Détruit répertoire et, récursivement, tout son contenu (fichiers et sous-répertoires)
Pour détruire un fichier dont le nom commence par le caractère "-" sans que ce caractère soit interprété comme le caractère introduisant les options de la commandes, procéder de la façon suivante : p.ex. pour détruire le fichier "-toto" faire "rm ./-toto"

Protections

chmod mode fichier(s)
chmod {-R} mode répertoire
Change les droits d'accès à fichier(s) ou répertoire [change mode]
Avec -R : récursivement dans toute l'arborescence sous répertoire
Visualisation des droits d'accès avec commande "ls -l"
On a 2 façons d'exprimer le mode :

A) La notation symbolique de mode est : qui=permission (affecter droit) ou
qui+permission (ajouter droit) ou qui-permision (enlever droit), où :

Exemples de modes : u+x (pour rendre exécutable shell script), go-rw (pour cacher accès aux autres) ou encore u=rw,g=r

B) La notation octale de mode est : ugo où :
u, g, o sont des valeurs octales de 0 à 7 définissant droits d'accès à l'égard de l'utilisateur, du groupe et des autres (others) selon la règle :

Exemple : mode 751 = "rwxr-x--x" car :
"rwx" = 4 + 2 + 1 = 7, "r-x" = 4 + 1 = 5, "--x" = 1 = 1

Autres manipulations de fichiers

touch fichier(s)
Met à la date/heure courante la date/heure de modification du(des) fichier(s). Crée fichier(s) vide(s) s'il(s) n'existe(nt) pas

file fichier(s)
Identifie le type des fichier(s) en fonction du contenu. Cette commande se base sur le "magic file" (/etc/magic) définissant les différents types possibles. Reconnait notamment en ENAC-SSIE : ascii texte, données, répertoire, shell-script, fichier PostScript, fichier TIFF, fichier SunRaster, fichier vide, lien symbolique...

split {-n} {fich_entrée} {fich_sortie}
Découpe l'entrée standard {ou fich_entrée} en segments de 1000 {ou n} lignes en créant fichiers de noms fich_sortieaa, fich_sortieab, etc... Voir aussi commande csplit où l'on peut fixer critère de découpage basé sur "pattern" !

cut
paste
Plutôt que de présenter ces commandes de manipulation de champs, nous décrirons plus loin la commande awk (beaucoup plus puissante)

ln -s fichier_ou_répertoire lien
Crée un lien symbolique sur le fichier ou répertoire spécifié [link]. Sans -s (déconseillé), créerait un lien physique (hard link) au lieu de symbolique. Le nom du fichier pointé par le lien apparaît lorsque l'on passe la commande "ls -l".
"rm lien" détruit le lien symbolique (mais pas le fichier pointé par le lien)

wc {fichier}
Compte le nombre de lignes, de mots et de caractères du fichier spécifié (ou de l'entrée standard) et l'écrit sur la sortie standard [word count]
-l = n'affiche que le nombre de lignes
-w = n'affiche que le nombre de mots
-c = n'affiche que le nombre de caractères

find répertoire(s) condition(s)
Recherche dans toute l'arborescence de chaque <répertoire spécifié les fichiers satisfaisant au(x) condition(s) donnée(s). En faisant précéder la condition de \! on recherche les fichiers ne satisfaisant pas la condition donnée.
Quelques conditions possibles (plusieurs critères peuvent être combinés) :
-name 'fichiers' = recherche fichiers de noms spécifiés
-user username = fichiers appartenant à utilisateur username
-type type = fichiers de type donné : d= directory, f= fichier, l= lien symbolique...
-mtime n = fichiers modifiés depuis n jours
-perm nnn = fichiers dont la protection est nnn (mode en notation octale)
-print = retourne noms des fichiers et des répertoires satisfaisant condition(s) avec leur path complet
-exec commande {} \; = applique commande sur tous les fichiers satisfaisant aux critères de recherche
-ok commande {} \; = idem sauf qu'il y a demande de confirmation à l'utilisateur pour chaque fichier avant l'exécution de commande

Exemples:
find . -name '*.txt' -print : écrit sur la sortie standard les paths/noms des fichiers ayant l'extension .txt dans toute l'arborescence courante
find /path -name '*.html' -exec grep -H 'xxx' {} \; : affiche les lignes contenant xxx de tous les fichiers .html de l'arborescence /path ; ces lignes sont préfixées du nom du fichier (effet du paramètre -H)
find /path -name '*.txt' -ok perl -p -i -e 's/xxx/yyy/g' {} \; : remplace, avec demande de confirmation, toutes les occurences xxx par yyy dans tous les fichiers .txt de l'arborescence /path

Utilisation de l'espace disque

du {répertoire(s)}
Affiche sur sortie standard l'espace-disque utilisé par toute l'arborescence courante {ou par celle(s) spécifiée(s)} [directory usage]
-a = affiche non seulement les répertoires mais aussi les fichiers
-s = n'affiche que le grand total pour tous les répertoires spécifiés
-k = cette option sous Solaris 2 affiche les tailles en Kbyte (exprimées sinon en blocs de 512 bytes)
Passée dans votre home, la commande "du -sk" vous indique donc la place disque totale que vous occupez

quota -v
Affiche l'usage de l'espace-disque par l'utilisateur (maximum autorisé et espace utilisé) sur chaque file-system

df -k {file_system ou répertoire}
Affiche sur sortie standard l'espace-disque libre et utilisé par tous les utilisateurs sur tous les file systems montés {ou sur celui spécifié}, qu'ils soient locaux ou distants (NFS) [disk free].
L'option -k sous Solaris 2 affiche les tailles en Kbyte (exprimées sinon en blocs de 512 bytes).


5. Comparaisons, recherches, tris

Comparaisons

diff fichier1 fichier2
Compare ligne par ligne le contenu des fichiers texte fichier1 et fichier2, et écrit les différences sur la sortie standard. Préfixe par "<" les lignes de fichier1 et par ">" celles de fichier2
-i = ne distingue pas majuscules et minuscules
-w = ignore différences d'espacement (n espaces ou <TAB> sont équivalents à 1 espace)
-e = produit script de commandes permettant de recréer avec et fichier2 à partir de fichier1 ("patch")
diff {-r} répertoire1 répertoire2
Compare le contenu de 2 répertoires et le contenu des fichiers portant le même nom {récursivement dans tous les sous-répertoires}
cdiff fichier1 fichier2
"Word context diff" (version plus perfectionnée de diff, spécifique ENAC-SSIE). Utiliser options :
-B = data char-by-char context
-v = force usage effets vidéo pour mise en évidence différences

Voir aussi les commandes diff3 (pour comparaison de 3 fichiers), comm (pour comparaison avec affichage multi-colonne), cmp (pour comparaison de fichiers binaires), dircmp, uniq

Voir enfin l'outil graphique filemerge de Sun Workshop

Recherche de chaînes

grep 'motif' {fichier(s)}
Ecrit sur sortie standard les lignes de l'entrée standard {ou de fichier(s)} contenant chaîne de caractères satisfaisant à expression régulière motif [global regular expression print]. Voir aussi commande egrep plus riche [extended grep] et fgrep
-i = ne distingue pas majuscules et minuscules
-v = affiche toutes les lignes ne satisfaisant pas la condition
-n = affiche aussi No de ligne
-l = n'affiche que le nom des fichiers où chaîne a été trouvée
-c = affiche uniquement nombre de lignes contenant chaîne
-h = n'affiche pas le nom de fichier, normalement placé devant chaque ligne

Exemple : "egrep '(Jules|Jim)' fichier" : affiche toutes les lignes de fichier contenant "Jules" ou/et "Jim"

Voir la commande strings pour la recherche de chaînes ASCII dans fichiers binaires.

Vérification orthographique

look chaîne {fichier_trié}
Affiche tous les mots du dictionnaire anglais /usr/dict/words {ou du fichier_trié} contenant chaîne
spell {fichier}
Vérification orthographique en anglais : affiche les mots de l'entrée standard {ou de fichier} ne se trouvant pas dans dictionnaire. Nombreuses options (voir man-page). Il existe aussi ispell (version internationale et interactive de spell)

Tris

sort {fichier_entree} {> fichier_sortie}
Trie alphabétiquement (selon table ASCII) ligne par ligne l'entrée standard {ou le contenu de fichier_entree} et envoie résultat sur sortie standard {ou sur le fichier_sortie}
-n = trie numériquement plutôt qu'alphabétiquement ("10" viendra après "2")
-r = trie dans ordre inverse
-f = ne distingue pas majuscules et minuscules
+n {-m} = comme clé de tri, ignore les n premiers champs (les champs sont délimités par 1 ou plusieurs espaces) {et trie jusqu'au m-ème champ plutôt que jusqu'à la fin de la ligne}
-t "x" = considère le caractère "x" comme séparateur de champs
-tx = autre variante de cette option pour autres versions d'Unix
-u = s'il y a plusieurs lignes identiques, n'en conserve qu'une de chaque


6. Impression, formatage

Cliquer ici pour voir la liste des imprimantes accessibles en ENAC-SSIE. La plupart acceptent des fichiers de type : texte, PostScript, SunRaster et TIFF (détection/filtrage automatique du type et conversion en PostScript par l'architecture d'impression NeWSprint mise en oeuvre par ENAC-IT1).

Sans spécifier d'imprimante dans la salle de station ENAC-SSIE, les stations impaires impriment sur l'imprimante laser "salle1" et les stations paires sur "salle2".

Impression sous Unix System 5 (Solaris...)

lp {-d imprimante} {fichier(s)}
Insère l'entrée standard ou le(s) fichier(s) sur la file d'attente de l'imprimante spécifiée [line printer]. Si aucune imprimante n'est désignée, utilise celle définie par l'utilisateur par la variable d'environnement LPDEST (ou l'imprimante par défaut définie par l'administrateur)
lpstat {imprimante}
Indique Id (sous la forme imprimante-No) et statut des requêtes d'impression en attente sur toutes les imprimantes (ou l'imprimante spécifiée) [line printer status]
lpstat -o
Affiche statuts de toutes les queues d'impression
cancel Id(s)
cancel -u username
Avorte la(les) job(s) d'impression spécifié(s) par Id(s),
ou avorte tous les jobs d'impression soumis par l'utilisateur username

Impression sous Unix BSD (SunOS...)

lpr {-Pimprimante} {fichier(s)}
Insère l'entrée standard ou le(s) fichier(s) sur la file d'attente de l'imprimante spécifiée [line printer]. Si aucune imprimante n'est désignée, utilise celle définie par l'utilisateur par la variable d'environnement PRINTER
lpq {-Pimprimante}
Indique No et statut des requêtes d'impression en attente [line printer queues]
-l = fourni informations étendues
lprm {-Pimprimante} {No}
Avorte impression No [line printer remove]. Si No n'est pas spécifié, avorte la dernière impression soumise par l'utilisateur
- = le signe "-", à la place de No, avorte toutes les impressions en cours de l'utilisateur
Voir aussi la commande lpc [line printer control]

Formatage

pr {-options} {fichier}
Formate fichier selon options en vue d'une impression [prepare]. Sans options, découpe le fichier en pages et ajoute date, nom de fichier et No de page en en-tête de chaque page.
-n = formatage en n colonnes
-h "en_tête" = remplace nom du fichier par texte en_tête
-ln = crée des pages de n lignes
Exemple d'utilisation en combinaison avec lp : "pr fichier | lp"
vgrind ...
Formatage d'un programme source (C, Pascal, Fortran...) avec mise en évidence des mots-clé (gras), commentaires (italique), fonctions... (voir man-page pour les options). Un fichier en format "troff" est généré.
dpost ...
Conversion de format "troff" en PostScript (voir man-page pour les options)
Voir encore notamment les commandes : mp, pl, nroff, troff
et outils : a2ps (conversion Ascii->PostScript)
Exemple
vgrind -lp prgm_pascal.p | /usr/lib/lp/postscript/dpost -p l | lp -d imprimante


7. Compression et autres transformation de fichiers

Compression, respectivement décompression

Pour être le plus universel, compresser avec compress et décompresser avec gunzip. Attention : les fichiers compressés sont des fichiers binaires qu'il faut encore encoder avec uuencode si l'on veut les envoyer par le canal de la messagerie électronique !
compress {fichier}
Compresse fichier (algorithme Lempel-Ziv, réduction de taille de l'ordre de 50%). Le résultat est un fichier de nom fichier.Z, et le fichier original disparaît du répertoire. Sans paramètre, travaille sur entrée standard et sortie standard.
-v = affiche pourcentage de compression
compress -c fichier > fichier.Z
Idem, sauf que le fichier original est préservé
uncompress fichier{.Z}
Décompresse fichier fichier.Z compressé avec compress. Le résultat est un fichier de nom fichier, et le fichier.Z disparaît du répertoire
uncompress -c fichier{.Z} > fichier ou
zcat fichier{.Z} > fichier
Idem, sauf que fichier.Z est préservé
gzip fichier(s)
Utilitaire de compression du GNU. Compresse fichier(s) (algorithme Lempel-Ziv, mais dans autre format qu'avec utilitaire compress) sur fichier(s) de nom(s) fichier.gz, et le(s) fichier(s) original(aux) disparaît(ssent) du répertoire
-v = affiche pourcentage de compression
-l = indique contenu du fichier compressé fichier.gz
-h = affiche liste des options de gzip
-9 = la meilleure (mais la plus lente) des compressions
gzip -c fichier > fichier.gz
Idem, sauf que le fichier original est préservé
gunzip fichier(s){.gz}
Utilitaire universel de décompression du GNU pour fichiers compressés avec gzip, mais aussi capable de traiter des fichiers compressés avec zip, compress et pack (la détection est automatique). Avec la commande ci-dessus, décompresse fichier(s).gz sans conserver fichier(s) compressé(s)
-v = mode verbose
-h = affiche liste des options de gunzip
gunzip -c fichier{.gz} > fichier
Idem, sauf que fichier.gz est préservé
unzip fichier{.zip}
Décompression de fichier.zip provenant du monde MS-DOS (compressés avec pkzip)
pack fichier(s)
Utilitaire de compression System V. Compresse fichier(s) (algorithme Huffman, moins efficace que Lempel-Zif) sur fichier(s) de nom(s) fichier.z, et le(s) fichier(s) original(aux) disparaît(ssent) du répertoire
- = affiche statistiques de compression
unpack fichier(s){.z}
Utilitaire de décompression System V pour fichiers compressés avec pack. Décompresse fichier(s).z sans conserver fichier(s) compressé(s)
pcat fichier{.z} > fichier
Idem, sauf que fichier.z est préservé
sh fichier.shar
Décompression d'une "shell-archive" (fichier composite qui est en fait un Bourne-shell script). Attention à examiner le contenu de l'archive avant de la déballer (il peut s'agir d'un fichier malicieux du type "Cheval de Troie" !). Voir aussi outils shar et unshar du GNU.

Encodage/décodage binaire <-> hexadécimal

Un tel encodage est nécessaire si l'on veut envoyer un fichier binaire (exécutables, images...) ou contenant des caractères 8 bits (car. accentués) par le canal de la messagerie qui n'accepte que des fichiers ASCII 7-bits. Il faut ensuite les décoder à la réception.
uuencode fichierA fichierB > fichierC.uu
Encode fichierA binaire sur fichierC.uu hexadécimal. Dans fichierC.uu se trouve enregistré le nom fichierB sous lequel uudecode rechargera le fichier binaire (nom fichierB qui peut être différent de fichierA mais que l'on nomme le plus souvent de façon identique). L'expansion en taille du fichier est d'environ 35%
uudecode fichierC.uu
Decode fichierC.uu hexadécimal et crée fichier binaire de nom fichierB défini dans l'en-tête du fichier encodé. uudecode ne prend en considération que ce qui se trouve entre la ligne begin et la ligne end du fichier encodé et saute tout le reste.
Exemple complet :

On pourrait bien évidemment "piper" entre elles plusieurs des commandes ci-dessous...

1) compress -c prgm > prgm.Z
Compresse fichier binaire prgm sur prgm.Z en laissant intacte prgm
2) uuencode prgm.Z prgm.Z > prgm.Z.uu
Encodage de prgm.Z sur fichier ASCII prgm.Z.uu. On pourrait ici éventuellement fractionner prgm.Z.uu en plusieurs morceaux avec commande split...
3) mail -s "Sujet..." jules.dupond@epfl.ch < prgm.Z.uu puis
rm prgm.Z prgm.Z.uu
Envoie prgm.Z.uu à dupond puis détruit fichiers devenus inutiles
4) mail, "r No", "s message.uu", "d No", "q"
Lecture du mail, puis sauvegarde sur fichier, puis destruction du message et sortie de mail
5) uudecode message.uu
Décodage de message.uu sur prgm.Z
6) uncompress prgm puis
rm message.uu
Décompression de prgm.Z sur prgm puis destruction des fichiers devenus inutiles

Cryptage

crypt {clé} {< fichierA} {> fichierB}
Encrypte/décripte entrée standard {ou fichierA} vers sortie standard {ou fichierB} en utilisant la clé introduite interactivement {ou spécifiée}
Il existe un autre célèbre package de cryptage : PGP (Pretty Good Privacy).

Ecriture, resp. lecture d'un fichier-archive "tar"

Lorsque l'on veut transmettre un répertoire entier voire toute une arborescence, on crée généralement un fichier d'archive "tar". Il s'agit d'un fichier binaire que l'on peut encore compresser (et encoder).
tar cvf fichier.tar .
Ecrit toute l'arborescence courante (".") sur fichier.tar [tape archive]
tar tf fichier.tar
Affiche le contenu de l'archive fichier.tar
tar xvf fichier.tar
Charge contenu de l'archive fichier.tar dans le répertoire courant.
A la place de "uncompress fichier.tar.Z" suivi de "tar xvf fichier.tar", on peut aussi plus simplement faire "zcat fichier.tar.Z | tar xvf -"


8. Processus, jobs et traitement "batch"

Généralités

Un processus est l'instance d'une commande ou d'un programme en cours d'exécution. Chaque processus est exécuté par le système de façon concurrente et indépendamment des autres processus tournant sur la même machine (notions de "multi-tâche" et "temps partagé"). Le processus est confiné dans un espace-mémoire qui lui est propre (notion de protection mémoire), mais les processus peuvent communiquer entre eux ou avec les périphériques et le réseau par l'intermédiaire d'appels système.

Pour toute commande lancée par l'utilisateur, le shell (lui-même un processus) "fork" un nouveau processus, sauf s'il s'agit de commandes internes au shell (built-in) qui sont directement exécutées par le shell.

Les processus, comme les fichiers, appartiennent à celui qui les a créés, et l'utilisateur ne peut donc manipuler, avec les commandes décrites ci-dessous, que ses propres processus. Il existe un certain nombre de processus-système, appelés daemons, qui font "vivre" Unix (paging/swapping, réseau, impression...); seul l'administrateur système peut agir sur ces processus (de même que sur ceux de tous les utilisateurs).

Lorsque le nombre de processus augmente, les performances diminuent et les temps de réponse augmentent. Il peut arriver que le nombre de processus soit trop élevé par rapport à la taille de la mémoire vive; le système évacue alors temporairement sur disque tout le contexte-mémoire des processus les moins actifs (swap).

Unix utilise aussi la technique de la mémoire virtuelle qui permet l'exécution de programmes dont la taille est supérieure à celle de la mémoire vive disponible. Le principe est de découper le programme en "pages" de taille fixe et ne charger en mémoire que les pages nécessaires, à un instant donné, pour l'exécution du programme, les autres pages non utilisées étant temporairement déchargées sur disque (pagination).

Un job est un travail créé et contrôlé par un shell. Il peut être composé de plusieurs processus. Exemple : "ls -l | more" : job composé de 2 processus différents reliés par un "tube".

Attention : la plupart des possibilités et commandes ci-dessous sont propres au C-shell et T-shell !

Manipulation de processus

ps {PID}
Ecrit sur la sortie standard les informations concernant les processus {ou le processus de PID spécifié}, notamment le PID (processus ID : No unique dans tout le système), son état, le temps CPU utilisé, la commande exécutée

Sous Unix System V (Solaris 2...) :
-a = liste les processus les plus actifs (sinon, seulement ceux de l'utilisateur)
-e = liste tous les processus (sinon, seulement ceux de l'utilisateur)
-f = fourni des informations étendues
-l = fourni des informations complémentaires par rapport à l'option "-f"
Exemple : "ps -ef | grep username" affiche tous les processus de l'utilisateur username

Sous Unix BSD (SunOS...) :
-a = liste tous les processus (sinon, seulement ceux de l'utilisateur)
-x = inclu processus non liés à un terminal (p.ex. graphiques)
-u = fourni des informations étendues

kill -9 PID
Tue processus de PID spécifié (en fait lui envoie le signal d'arrêt inconditionnel SIGKILL)

at {-c} {-s} -f script heure {date} ou
commande > fichier_sortie | at heure {date}
Exécute commande ou script à heure {et date} spécifiée. Si commande génère des résultats sur sortie standard, il faut rediriger la sortie sur fichier_sortie
-c = exécuter script par C-shell
-s = exécuter script par Bourne-shell
Pour la façon de spécifier heure date, voir man at
(exemple : "3 am tomorrow" = demain à 3h du matin)
Voir aussi commande crontab pour exécution de travaux à intervalles réguliers (horaires quotidien, hebdomadaire, mensuel...)

Manipulation de jobs

commande
Exécute commande en avant-plan (foreground). Le shell lui-même est suspendu
commande &
Exécute commande en arrière-plan (background). Elle s'exécute donc de façon "détachée" concurremment avec le shell. Le job en question peut survivre au shell et à la session à partir desquels il a été lancé
(Identique à la séquence : "commande <CR> <ctrl-Z> bg" )
(commande1 ; commande2) &
Exécute séquentiellement commande1 et commande2 en arrière-plan

<ctrl-C>
Avorte le job courant (celui qui s'exécute en avant-plan) et fait revenir le shell en avant-plan
<ctrl-Z>
Suspend le job courant (celui qui s'exécute en avant-plan) (état "stopped") et fait revenir le shell en avant-plan

jobs
Liste les jobs du shell courant (suspendus ou s'exécutant en arrière-fond) avec leurs jobID (numérotés dans le cadre du shell auquel ils sont rattachés) [jobs status]
-l = affiche encore le PID
bg {%jobID} ou
%{jobID} &
Continue en arrière-plan [background] le dernier job suspendu {ou celui de jobID spécifié}
fg {%jobID} ou
%{jobID}
Ramène en avant-plan [foreground] le dernier job détaché ou suspendu {ou celui de jobID spécifié}
stop %jobID
Suspend le job de jobID spécifié
kill {-9} %jobID
Tue le job de jobID spécifié (avec -9, arrêt inconditionnel)

wait {jobID}
Attend que tous les jobs s'exécutant en arrière-plan {ou uniquement celui de jobID spécifié} se terminent
On ne peut pas manipuler les jobs depuis un autre shell que celui auquel ils sont rattachés (shell depuis lequel ils ont été lancés).


9. Usage des périphériques de stockage (disquettes, cassettes, CD-ROM...)

Généralités

De façon générale, les outils de manipulation de disquettes (3"1/2), cassettes (Exabyte 8mm, DAT 4 mm, QIC 1/4"...), CD-ROM... sous Unix sont nombreux et en général incompatibles entre eux. Pour lire un média, il est donc important de savoir avec quel outil (commande) il a été écrit. Les commandes principales sont :

Bandes

On recommande l'usage de la commande "tar" qui, pour ce qui est des options principales, fonctionne comme "bar" (cf. ci-dessous). Sur la station en accès libre sidgrsun10, on travaillera avec les noms de device suivants (le nom du device peut dépendre du nombre de périphériques connectés et de leurs No de priorité SCSI respectifs) :

Solaris 2

SunOS 4 En général :
mt -f périphérique offline
Ejection de la cassette
Pour les devices en mode non-rewind :
mt -f périphérique fsf {n}
Saute par-dessus 1 {ou n} marques de fin de fichier (pour passer d'une archive-tar à une autre)
mt -f périphérique rewind
Rembobine bande

Usage CD-ROM (sous Solaris 2)

Le contenu d'un CD-ROM chargé apparait automatiquement sous : /cdrom
Le démontage et l'éjection du CD s'opère avec la commande : eject cdrom

ENAC-IT1 dispose d'un système d'écriture de CD-ROM particulièrement intéressant pour l'archivage de données volumineuses (capacité d'un CD-ROM : 600 MB ; coût du média : env. 30.- ; durée pour graver le CD : env. 30 min.). Adressez-vous directement au service ENAC-IT1 en cas d'intérêt, ce système n'étant pas en libre service.

Utilitaires "mntdisk" pour disquettes 3"1/2 et CD-ROM (sous SunOS 4)

Une série d'utilitaires, sous la dénomination "mntdisk", étaient installés en ENAC-SSIE sous SunOS 4 pour manipuler (formater, monter... sans devoir être utilisateur "privilégié") des disquettes 3"1/2 HD (haute densité 1.4 MB) en format Unix et DOS ainsi que des CD-ROMs. Les commandes y relatives sont les suivantes :
fdmount option(s)
Usage de disquettes 3"1/2 HD formatées Unix
(Si vous n'arrivez pas à monter disquette Unix ainsi, il se peut qu'elle aie été écrite directement avec "tar". Essayez : tar tvf /dev/fd0)
dosmount option(s)
Usage de disquettes 3"1/2 HD formatées DOS
cdmount option(s)
Usage de CD-ROM 5"1/4

Options valables pour ces commandes :
-h = formatage et initialisation disquette DOS en haute densité (efface disquette !) (identique à commande "fdformat -d /dev/fd0c")
-hi = formatage et initialisation disquette Unix en haute densité (efface disquette !) (identique à commande "fdformat /dev/fd0c")
-m = montage du disque dans l'arborescence Unix, respectivement sur : -r = montage du disque en lecture seulement
-u = démontage du disque
-e = éjection du disque (identique à commande "eject" sur Sun)
Exemples pour une disquette DOS :

Manipulation de disquettes Unix avec "bar" (sous SunOS 4)

Sun recommande l'utilisation de la commande "bar" pour la manipulation de disquettes Unix. Celle-ci offre davantage d'options que la commande "tar".
fdformat
Formatage Unix préalable (nécessaire !) de la disquette (efface contenu !)
bar tvf /dev/rfd0
Affichage du contenu de la disquette
bar cvf /dev/rfd0 {fichier(s) ou répertoire(s)}
Copie fichier(s) ou répertoire(s) sur la disquette en écrasant ce qui se trouverait déjà (commande qui ne peut donc pas être passée une seconde fois pour "ajouter" des fichiers). Si la quantité de données à copier excède la capacité du média (débordement), il y a demande automatique d'introduction d'un nouveau média (ce qui n'est pas possible avec tar).
bar xvfp /dev/rfd0 {fichier(s)}
Copie le contenu de la disquette {ou seulement fichier(s) spécifié(s)} dans le répertoire courant en préservant les caractéristiques d'origine du fichier (option p)
eject
Ejecte la disquette

Caractères accentués et terminaisons de lignes

Le codage des caractères 8 bits (caractères accentués...) est différent dans les mondes Unix, Macintosh et DOS. Lorsqu'un fichier texte contenant des car. 8 bits doit être transféré d'un environnement à un autre, on peut utiliser l'utilitaire "recode" du GNU (voir man-page) ou évent. la commande Unix "tr" pour convertir ces caractères.

De même, les terminaisons de lignes sont aussi différentes dans ces 3 environnements :

Les utilitaires suivants permettent une conversion aisée de fichiers Unix <-> DOS :
unix2dos fichier_Unix fichier_DOS
Conversion de fichier_Unix en fichier_DOS (car. 8 bits et terminaisons de ligne)
dos2unix fichier_DOS fichier_Unix
Conversion de fichier_DOS en fichier_Unix (car. 8 bits et terminaisons de ligne)
Voir aussi les utilitaires GNU-recode et charconv qui offrent davantage de possibilités.


10. Messagerie et communication inter-utilisateurs

Dans les commandes qui suivent, il faut fournir, à la place de machine :

Messagerie

Pour faire de la messagerie électronique (e-mail) depuis les stations Sun, vous pouvez utiliser à choix : La forme SMTP des adresses de messagerie électronique est du type :
       prenom.nom@site.organisation.pays
soit, pour les utilisateurs ENAC-SSIE :
       prenom.nom@epfl.ch

Il est interdit de faire usage de caractères accentués dans les champs d'adresse ("To:", "From:" et "Cc:") ainsi qu'au niveau du "Subject:". Donc utiliser "a" à la place de "à", "e" à la place de "é" ou "è", "c" à la place de "ç", etc... Il n'y a cependant, au niveau des adresses, pas de distinction entre caractères majuscules et minuscules qui peuvent être utilisés indiféremment.

Vous pouvez trouver l'adresse de messagerie exacte de tout usager de l'EPFL dans l'annuaire CSO de l'EPFL, et de tout autre usager dans une haute école suisse (voire même à l'étranger) dans l'annuaire X-500 de Suisse et du monde, tous deux accessibles depuis l'application Mosaic.

On peut personnaliser son environnement de messagerie au moyen du fichier ~/.mailrc (p.ex. créer des alias d'adresses selon la syntaxe : "alias surnom prenom.nom@site.organisation.pays"). Encore un conseil : n'oubliez pas de détruire les messages lus qui n'ont plus d'intérêt afin de ne pas encombrer votre espace disque (qui est limité !). Et pour en savoir davantage sur la messagerie électronique à l'EPFL, cliquez ici.

Forums de discussion

Concernant l'usage des forums de discussion Internet, voir le chapitre Usenet/News de ce support de cours.

Communication interactive

talk username@machine
Etablissement d'une session de communication interactive avec utilisateur username travaillant sur machine. Le correspondant doit être couramment connecté (on peut le vérifier avec la commande rusers). Il existe différentes versions incompatibles du protocoles "talk"; si ça ne marche pas avec talk, essayez la commande ytalk. Voir aussi la commande "write username" et le système "irc" [Internet Relay Chat].

rusers {machine}
Affiche la liste des utilisateurs connectés sur les machines locales {ou sur la machine spécifiée} [remote users]. Voir aussi commande rwho
-l = produit sortie de type who

finger {{username}{@machine}}
Affiche des informations sur l'utilisateur username ayant un compte sur machine (notamment contenu du fichier ~/.plan)


11. Autres outils de communication

Généralités

Unix est le premier système d'exploitation a avoir intégré à un si haut degré les possibilités de communication entre systèmes (cf. célèbre slogan de Sun : "the Network is the Computer"). Certains services réseau sont même totalement transparents pour l'utilisateur (nous ne les décriront pas davantage ici), parmi lesquels : Les commandes ci-dessous nécessitent que vous ayez un compte (username/password) sur la machine distante, et que celle-ci soit accessible via le protocole TCP/IP, c'est-à-dire qu'elle soit sur le même réseau local IP (internet avec un petit "i") ou sur le réseau mondial Internet.

Commandes

ftp {-n} {machine}
Initialisation d'une session de transfert de fichier avec une autre machine [file transfer protocol]. Avec -n, ne fait pas login automatique (intéressant lorsque l'on utilise ftp dans shell-script). Le fichier de configuration de ftp est ~/.netrc.
Voir aussi la version X-window ftptool de cet outil.

On se valide d'abord sur la machine distante avec la commande :
user username <CR> password
Puis on peut faire usage des commandes suivantes :
ls ou dir = afficher le contenu du répertoire courant sur la machine distante
cd répertoire = se déplacer dans répertoire sur machine distante
pwd = affiche nom du répertoire courant sur machine distante
binary = met ftp dans mode qui préserve les fichiers binaires lors du transfert (images, sons...)
ascii = (contraire de binary et état par défaut sur Sun) convertit fichiers texte en fonction des différentes représentations de caractères sur machines locale et distante
{m}get fichier{s} = récupérer fichier{s}
{m}put fichier{s} = envoyer fichier{s}
{m}del fichier{s} = détruire fichier{s} sur machine distante
! commande = exécute commande sur machine locale
? {commande} = aide {sur commande}
quit = sortie de ftp

Voir aussi l'utilitaire ftptool (Sun) doté d'une interface X11 conviviale qui permet notamment de transférer des arborescences complètes.

telnet {machine} ou
rlogin {-l username} machine
Etablit connexion interactive sur machine distante [remote login]. Utiliser rlogin si le système d'exploitation de la machine distante est Unix, sinon utiliser en principe telnet. Terminer la connexion avec logout, exit ou <ctrl-D> suivant la machine

<ctrl-]> = passage au mode commande (affichage prompt telnet>)

Autres commandes utiles

La machine distante doit être de type Unix et il peut être utile l'on aie (pour commandes rlogin, rsh, rcp), dans le compte de cette machine, un fichier d'autorisation ~/.rhosts pour éviter authentification par mécanisme username/password. Ce fichier aura la syntaxe :

     machine1 {username}
     machine2 {username}
     ...

et doit avoir la protection rw------- (600) pour fonctionner (et être inacessible aux autres utilisateurs, pour des raisons de sécurité évidentes).

ping machine
Test si machine est accessible ou non
rsh machine {-l username} commande
Exécution d'une commande sur machine distante (sans faire de login) en récupérant sa sortie standard sur la machine locale [remote shell]
rexec machine commande
Comme rsh sauf que le mécanisme offert par le fichier ~/.rhosts n'est pas utilisé et que l'on nous demande interactivement username et password
rcp {-l username} {machine:}source {machine:}destination
Copie de fichier(s) entre machine locale et machine distante ou vice-versa [remote copy]
-r = copie de toute une arborescence de répertoires (récursivement)
-p = préserve dates de modification et protections


12. Commandes diverses

bc
Calculatrice interactive à précision arbitaire. En sortir avec <ctrl-D>. Passer commande
scale=nb_déc : pour fixer le nombre de décimales
L'entrée/sortie des valeurs peut se faire en base n = 2 (binaire), 8 (octal), 10 (décimal), 16 (hexadécimal) : passer commande :
ibase=n : base en entrée (saisie)
obase=n : base en sortie (affichage résultats)

Autres calculettes : voir commande dc et applications X-window xcalc (à utiliser avec option -rpnpour mode HP) et calctool

date
Affiche sur sortie standard la date et l'heure courante
uname
Affiche sur sortie standard des informations sur le système
-n = nom internet de la machine
-s = nom du système d'exploitation
-r = version du système d'exploitation
-a = toutes ces informations
who
Affiche la liste des utilisateurs connectés sur la machine courante.
Voir aussi commandes w, whoami, users et rusers

id
Affiche No d'utilisateur (UID), No de groupe (GID), appartenance à des groupes secondaires

echo {"}chaîne de caractères{"}
echo $variable
Affiche chaîne de caractères ou contenu de variable sur la sortie standard
-n = sans faire de saut de ligne à la fin de l'affichage
Exemple : pour faire un "beep" depuis un shell-script : "echo -n '<ctrl-G>'" en Unix-BSD, ou "echo '\007\c'" en Unix-System V

stty option(s)
Définition des caractéristiques du terminal
-a = afffiche les settings courants
sleep n
Effectue une attente de n secondes
time commande
Exécute commande puis affiche temps écoulé, temps de calcul...


13. Redirection et tube

Entrée standard et sortie standard

Les "canaux standards" utilisés par Unix sont : Les shells et la plupart des commandes et utilitaires Unix lisent leurs données sur l'entrée standard et rendent leurs résultats sur la sortie standard. La façon d'indiquer une fin de données sur l'entrée standard par défaut (clavier) est <ctrl-D>.

Les mécanismes de redirection et de tube (pipe) élargissent ces possibilités. Le C-shell utilise à cet effet les métacaractères "<", ">" et "|".

Redirection

La redirection permet de lire les données dans un fichier plutôt qu'au clavier (redirection de l'entrée standard) et/ou d'écrire les résultats dans un fichier plutôt qu'à l'écran (redirection de la sortie standard).

Pour supprimer l'affichage de la sortie standard d'une commande, la rediriger sur le null-device /dev/null

commande >{>}{!}{&} fichier_sortie
Redirige la sortie standard vers fichier_sortie
>> = en mode append si fichier préexiste
>! = écrase fichier s'il préexiste (ce "!" est nécessaire si la variable C-shell noclobber est positionnée)
& = redirige également standard error sur fichier
(commande > fichier_sortie) >& fichier_erreur
Redirige séparément la sortie standard sur fichier_sortie et les erreurs sur fichier_erreur

commande < fichier_entree
Substitue fichier_entree à l'entrée standard

set noclobber
(En C-shell ou T-shell) Evite d'écraser les fichiers existants par une redirection (variable activée dans environnement ENAC-SSIE). Pour écraser un fichier, il faut alors faire usage du "!" aprés le ">"

Exemples :

Tube (pipe ou pipeline)

Le tube permet de connecter deux commandes en envoyant les résultats de la première commande (sortie standard) en entrée dans la seconde commande (entrée standard). Une commande placée derrière un tube est appelée filtre.
commande1 |{&} commande2
La sortie standard de commande1 est reliée à l'entrée standard de la commande2.
Avec &, redirige également standard error
commande1 | tee {-a} fichier | commande2
Idem avec copie des résultats de commande1 sur fichier intermédiaire (en mode append avec -a)

Exemples :


14. Variables

Variables locales

Les variables de ce type sont propres au shell courant. Elles sont dites locales (privées) et on les appelle aussi variables-shell. Essentiellement utilisées dans les shell-scripts, elles peuvent être de type : valeurs entières, chaînes de caractères, listes de valeurs, identificateurs.
set
Ecrit la liste des variables locales sur sortie standard
set variable=valeur
(en C-shell) Affecte valeur à variable. Si la valeur est une chaîne contenant des espaces, la mettre entre guillemets
set variable=`commande`
Met la sortie standard de la commande sur variable
set variable=(val1 val2 val3)
(en C-shell) Affecte liste de valeurs à variable
set variable[n]=valn
(en C-shell) Affecte n-ème composante de variable (la variable doit préexister !)
variable=valeur
(en Bourne -shell) Affecte valeur à variable. (Il ne doit pas y avoir d'espace entre variable, signe = et valeur).
unset variable
Efface variable
$variable
Retourne contenu de variable (que l'on peut p.ex. afficher avec : "echo $variable")
$variable[i-j]
Retourne composantes i à j de variable
$#variable
Retourne nombre de composantes de variable

Variables d'environnement

Tout processus Unix possède des variables dites d'environnement (ou variables globales). Le shell étant un processus, il en possède donc aussi... et c'est en fait essentiellement à ce niveau qu'on les défini ! Les variables d'environnement ont la propriété d'être automatiquement transmises par copie à tous les processus et shell-fils créés à partir du shell où elles sont définies.

Elles servent principalement à définir/personaliser l'environnement de travail et peuvent être modifiées interactivement ou par des shell-scripts. Les types possibles sont les mêmes que pour les variables locales. La coutume veut que le nom des variables d'environnement soit généralement défini en caractères majuscules.

setenv
printenv {VARIABLE}
Ecrit la liste des variables d'environnement {ou la valeur de la VARIABLE spécifiée} sur sortie standard
setenv VARIABLE valeur
(en C-shell) Affecte valeur à VARIABLE
setenv VARIABLE val1:val2:val3
(en C-shell) Affecte liste de valeurs à VARIABLE
VARIABLE=valeur puis
export VARIABLE
(dans un script Bourne-shell) Affecte valeur à VARIABLE puis place cette variable dans l'environnement. (Il ne doit pas y avoir d'espace entre VARIABLE, signe = et valeur).
unsetenv VARIABLE
(en C-shell) Efface variable d'environnement VARIABLE
unset VARIABLE
(en Bourne-shell) Efface variable d'environnement VARIABLE
$VARIABLE
Retourne le contenu de la variable d'environnement VARIABLE (que l'on peut p.ex. afficher avec : "echo $VARIABLE")

Variables d'environnement courantes

On donne ci-dessous la signification d'un certain nombre de variables d'environnement courantes. Certaines d'entre-elles sont automatiquement initialisées, en ENAC-SSIE, par le prologue-système lors de la procédure de connexion. Certaines sont propres au C-shell ou T-shell.


© Jean-Daniel BONJOUR, ENAC-IT, EPF-Lausanne. Révision: 14.9.99.